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Vincent Zochowski auteur

Articles avec #pensees

Ah ce doux plaisir de la campagne

18 Septembre 2017, 15:43pm

Publié par vincent auteur

 

 

Quel bon vent nous amène dans ce lieu si paisible ?

Enfin pas si paisible que cela.

Au fin fond de la campagne règne un bien étrange tintamarre, un bien étrange déluge de sons aussi invraisemblables les uns que les autres.

Ah que je croyais être tranquille !

Ah le repos tant espéré fut de courte durée.

 

Pas de réveil matin mais juste un coq, un brave coq oui, mais un poil ( ou plutôt une plume ) bruyant . Pas de jour de repos pour cette brave volaille ( qui je vous jure finira un jour dans une cocotte en fonte de la belle époque, entouré de quelques oignons du jardin).

 

Moi qui aurais tout quitté pour du Repos, du Calme et tutti quanti …

 

Quel bon vent nous amène quelquefois dans ces lieux isolés de tout, mais pas du bruit, ou des bruits si je puis dire.

Outre le coq avec son chant à vous réveiller de bon matin et de bonne humeur, il y a aussi l'église, ah cette église du 12éme siècle classée monument historique mais pas du tout objet de nuisance sonore ( pardonnez moi mon père parce que j'ai péché ) .

Et je ne vous parlerais pas du bourdonnement incessant de ces diptères autrement appelés mouches, taon, moustiques ou autres insectes aux bruits ravageurs, qui finiront explosés à coup de savate sur la tenture de belle-maman.

Et je n'oublierais pas de vous parler de Médor ( oui oui je n'ai pas trouvé mieux comme prénom idiot de chien) qui au moindre bruit, s'en va dans une sérénade à faire pâlir le plus talentueux des chanteurs de rap.

Et pendant ce temps là, la caravane passe …

 

Je veux retrouver la ville, les pétards explosant dans les bouche d'égouts, les scooter mal réglés et les voitures de collection aux moteurs d'avant guerre.

Ne me parler plus jamais du calme de la campagne, à moins de se retrouver dans une chambre capitonnée toute habillée de blanc ( quelle bonne idée finalement )

 

 

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Sans verbes et sans reproches

24 Juillet 2017, 10:38am

Publié par vincent auteur

Sans verbes et sans reproches


 

Des jours comme ça, où les doutes quelques temps de réflexion, seuls en soi à l'heure dite et non convenue, des rencontres de passage où les secondes, les minutes et les jours distillés par ce beau temps.

Une brève image de soi ou de l'autre, un ciel un rien délavé, des rouages sombres pour des lendemains chantés au clair de lune; compréhension pas toujours efficace mais sans verbe pas faciles , des reproches invariables pour cette drôle de combinaison. En écriture, en action, en parallèle sans fioritures aucune. Les miroirs face à soi, les glaces sans tain d'un teint adéquat, perdus dans ses pensées, sans foi ni loi.

Une larme échappée, un sourire marqué, des instants à jamais estompés, des erreurs anecdotiques.

Le miroir, d'un coup, d'une couleur passée, d'un éclat fulgurant, une image claire et sans fondement.

Plus de rides marquées, plus de souvenirs d'un passé écorné, douloureux état de siège de ces moments impitoyables d'un destin pas toujours clair.

Suffisance, état d'esprit, incarnation d'un mal dépossédé, illumination d'un jour dédié.

La douleur estompée, le mal réduit au plus bas.

Sans verbes et sans reproches, les mots, au plus bas, simples et efficaces.

 

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En senteur

10 Juillet 2017, 15:32pm

Publié par vincent auteur

Il est des moments indiscrets où le parfum du charme d'antan opère souvent, où les frasques de ces senteurs d'autrefois ont les bons rôles, comme si l'on opérait un retour en arrière.

J'aime ces instants délicats, au détour d'un chemin, pour retrouver le parcours d'une vie, parsemée de ces senteurs particulières où les yeux fermés, les sens en alerte, les souvenirs remontent à la surface d'une destinée trop parfaite. Il y a des parfums d'une époque, se revoyant courir dans les champs fleuris de tournesols, de coquelicots d'un rouge brillant, mille senteurs aux parfums enthousiasmants. Tout petit homme , rêveur enchanté d'un univers peuplé d'odeurs tendres et imparfaites. Du parfum de l'enfance, où avec délicatesse on recueille le fruit de ces instants de glanage, de ces marguerites que l'on effeuille page après page, de ces odeurs qui traînent par delà les villages, odeurs d'antan où le soleil effleurent les poteaux électriques de bois vêtus.

L'enfance, lieux de souvenirs inaltérables, familier des endroits anecdotiques, l'odeur du livre, le nez plongé dans les mots dictés, les yeux fermés dans cette histoire d'aventurier.

Souvenez vous de l'odeur d'un moment particulier, celui d'un instant où tout est compté, celui d'un anniversaire, d'un cadeau reçu, celui là, oui celui là. Il vous restera à jamais présent.

N'est ce pas en senteur ?

 

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Quelques notes de couleurs

8 Juillet 2017, 12:44pm

Publié par vincent auteur

 

 

Quelques notes de couleurs

 

L'impression est surestimée quand on parle d'une couleur, elle peut être due à une nervosité ambiante, un haussement d'épaule sur une vie désavouée.

Le rouges est mis, comme dirait l'autre, une impression de finitude, un naufrage de sentiments, une terminaison nerveuse.

On peut boire un verre à la santé, un rouge de bonne facture, un rouge de première catégorie. En hommage à cette vie qui vaut le coup, à ces coups de Trafalgar un tantinet égoïste, de ces amertumes rencontrées au fil du temps.

On peut jouer de toutes les couleurs, du bleu ciel, au noir corbeau, au jaune poussin. Il faut toujours mettre une explication à ces couleurs, un adjectif, un nom ou tout au plus une drôle de façon de présenter la chose.

La nature humaine ou la nature tout court, est magique, une sensibilité à fleur de peau, couleur coquelicot. On se plaît à se séduire l'être aimé, mettre les petits plats dans les grands, voir la vie en rouge comme nos joues empourprées par la timidité.

 

Tout est motif à s'énerver, à se fâcher parfois quand on évoque cette couleur, mais pourquoi donc s'obstiner à faire trembler la muleta devant la bête encornée.

On peut aussi s'exciter devant elle, devant des attributs tout en dentelle, pas de fâcherie du coup mais plutôt une sensiblerie toute normale.

De gentils coqu'licots mesdames, de gentils coqu'licots nouveaux.

 

Quelques notes de couleurs, si bien parfumées, si bien, si bien …

Pas de quoi se fâcher tout de même, une rose rouge, une orchidée, du parfum délicat pour s'enivrer les sens.

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Si l'Inde t'était conté

28 Mai 2017, 21:59pm

Publié par vincent auteur

Si l'Inde t'était conté

 

 

Les deux pieds sur le tarmac, l'envie soudaine de repartir là-bas.

Le mois de novembre, froid et pluvieux. L'Inde , chaude et humide.

 

Je me souviens du sourire étoilé de ces bienheureux, de ces tendres Indis qui chemin faisant, me faisait découvrir l'utilité d'une vie heureuse.

Rester assis et suivre du regard les siècles écoulés, entendre les ibis noirs nous parler sur un rythme entraînant, une nature tout de même bien étrange pour des étrangers que nous sommes.

La grandeur du Gange, ses eaux d'une saleté remarquable semblaient m'attirer dans le trouble de cette puissance infinie.

J'aime observer ces quelques enfants vêtus de guenilles, mais souriant aux anges, leurs yeux s'illuminent au gré de ces rencontres impromptues.

Leur course effrénée à la poursuite de car de touristes, ils ne veulent rien d'autres qu'une friandise.

Ce pays d'une beauté remarquable mais d'une saleté époustouflante, je suis attiré par la puissance de ses sites, de ses couleurs et de ses odeurs. Les couleurs mordorées des vieux murs côtoient les robes bollywoodiennes des jeunes filles dansant sur un rythme lent.

 

Je côtoie la magie d'un pays, jusque là méconnu. Le casque sur les oreilles, j'écoute inlassablement Robert Plant qui du tréfonds de son âme nous raconte la longue, longue route qui mène au Cachemire, l'Himalaya au loin, nous dominant de toute sa splendeur.

 

Sur la route des Indes, je pense à toi ma soeur, mon désir de te faire partager mon voyage.

Je n'ai point voulu te ramener des clichés, mais plutôt des mots qui te feront voyager de meilleures manières.

 

Et splendeur suprême, le Taj Mahal , une incandescence de marbre, un joyau, un divin joyau,

mais chut, point de bruit, le silence est d'Or.

 

 

Turquoise

Arjumand

Joyau de l'Orient

 

Marbre blanc

Amoureusement

Hindou

Aussi prêt de toi

Laisse mon image te vénérer.

 

 

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Quelques mots

20 Mai 2017, 23:58pm

Publié par vincent auteur

 

J'ai pris le voix des airs pour ne former qu'un tout. M'envoler vers des cieux plus profonds tout en respirant la bonté universel de tout homme.

J'ai ramassé à la petite cuillère quelques autochtones un peu désabusés, enivrés par une profonde déloyauté.

J'ai toujours voulu ressembler à un poète, parcourant le monde établi par un grand nombre d'idéaux, transfigurant les intérêts d'un peuple inassouvi.

J'ai oublié de ranger ma mémoire, me rappelant sans doute les quelques erreurs de ce passé …

 

J'ai oublié d'écrire les lignes d'un train qui me suit de très prêt.

 

Le Je c'est moi quand j'oublie de citer mon nom.

 

Je poétise quand je ne sais plus rien dire d'autre que des rimes, passant d'un vers à l'autre tout en buvant les paroles d'un instant.

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Quelques petits mots

22 Février 2017, 16:18pm

Publié par vincent auteur

 

 

Sans nom, hypothétique raison du traumatisme qui nous accable,

Ecrire sans voyager tout en restant attablé au coin d'un rêve.

Sur les murs, on écrirait des poèmes, des proses ou des chansons,

A la bonne heure d'un goûter à l'encre sympathique,

Je signe d'un trait les morceaux de mon passé,

Intemporel, imaginaire, énigmatique.

 

J'ai vu dans les yeux d'un inconnu, la surprise,

L'aventure d'une syllabe qui surgit au coin d'un vers.

On ne comprends quelquefois que ce que l'on voit, ce que l'on entends, ce que l'on croit.

Et si...

On se croisait, on se disait …

J'ai vu dans les yeux d'une inconnue la surprise d'un vers tenu.

 

Sans nom, hypothétique façon de se comporter,

A l'abri des regards indiscrets, je signe en silence les traits de mon passé.

 

Le poème est la faculté de jouer avec les mots, rendre l'art abstrait concret.

Une petite larme d'encre, goutte à goutte sur une feuille blanche et immaculée.

 

A vot'bon cœur , lisez et pensez.

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Capitaine de mon âme

10 Juillet 2016, 15:06pm

Publié par vincent auteur

Dans les ténèbres qui m'enserrent, je me revoie faire un pied de nez à ces traîtres envoyés du diable, la douleur terrible se répand au tréfonds de mon âme. Je suis pieds et poings liés.

J'attends la sentence, couché dans ma cellule. Mais quelle sera t-elle ? Brusque, soudaine ou trop vicieuse pour être honnête.

Ils ont choisi de me traiter comme une bête, assoiffés de vengeance qu'ils sont. Les blancs, les noirs ; les noirs, les blancs. Une lutte infernale, un jeu de dames grandeur nature !

Dans les ténèbres qui m'enserrent, je ne la vois plus, ne l'imagine même plus. Elle était belle ou pas, grande ou petite, mes yeux sont noirs et la couleur n'est plus.

Je suis debout bien que blessé, et la douleur plus vive dans mon esprit. J'ai connu ce Mandela, et maintenant mon tour est venu de le remplacer. Un autre histoire, toute aussi malheureuse. Les données ont changé. Pourquoi nous et pas eux?

La société a bien changé, mal évoluée. Mes yeux ne sont plus là pour pleurer et debout contre le mur de ma cellule, je tape, tape,et trace de mon sang un message d'espoir pour le peuple blanc.

Je suis debout bien que blessé et j'attends; lentement passe le temps !

Se profile l'ombre de la mort, l'odeur aigre du sang des victimes. Je ne sens plus le soleil contre ma peau, cette douceur que depuis des années j'ai réussi à oublier.

Les coups portés sur mon visage, leur haine noire comme l'ébène !

Se profile l'ombre de la mort, un soupçon d'étreinte me rappelle au plus profond de mes souvenirs, une ère baignée de joie et de sourires, loin de moi cette douce image.

Je suis le capitaine de mon âme, vagabondant parmi les mers de souffrance agitées.

Ils ont séparé les blancs des noirs, nous ont triés comme des bêtes. Le peuple blanc soumis au bon vouloir des hommes noirs, peu enclins à nous comprendre.

Mais pourquoi tant de haine, nous étions si bien avant, avant, oui, avant que les progrès ne fasse éclore une calamité nommé "Eugénisme" !

Un mot barbare pour une barbarie des temps modernes!

Je suis le capitaine de mon âme et je reste droit et fier de moi. Jamais je ne m'abandonnerais à trahir l'espèce humaine. Que Dieu si il existe m'entende et fasse cesser cette impitoyable cruauté.

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Ce fut un arbre !

1 Juin 2015, 08:26am

Publié par vincent auteur

Ce fut un arbre !

Je ne sais comment l'idée lui est venue, une envie de bien faire ou bien tout simplement de faire son métier à la maison. Le menuisier est un artiste, travailler l'âme du bois jusqu'à en faire une œuvre digne de ce nom.

En sa mémoire, je garde en moi l'odeur enivrante de ce bois travaillé de ses mains, les outils qui gardent le souvenir de ces heures passées en sa compagnie. C'est une balade dans une forêt de sentiments.

Une bibliothèque de bois vernis pour accueillir les livres d'une vie.

En ouvrant les tiroirs, les yeux fermés, je respire l'odeur du bois ; magique !

Chut, laissez moi me souvenir !

Mon père n'est plus, mais son travail demeure.

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