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Vincent Zochowski auteur

Aux semelles de vent

24 Mai 2015, 22:45pm

Publié par vincent auteur

Je suis las et servile devant tant d'infamie,

Je veux me défaire de cet instant,

Qui me scie les tendons, les bras en d'obscures moments,

Je veux me défaire de ces vérités.

En quoi serais je idiot de m'attacher à telle situation,

La volonté me perds, la sagesse n'est plus,

En quoi serait ce utile de s'en défaire,

Pour ne plus y mettre les pieds.

Je sentirais un jour le besoin de mettre genoux à terre,

Fuir cette mémoire qui me fait vomir,

Cette inexcusable maladresse à venir,

Je sentirais naître en moi cette absolution amère

La vérité d'être à point nommé,

Le digne représentant d'une infamie décalée,

J'ai perdu les clefs de mon univers,

A jamais les souvenirs oubliés.

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A mon chemin

22 Mai 2015, 21:04pm

Publié par vincent auteur

J'ai navigué en des terres inconnues,

Loin des solitudes erronées,

Rêvant de meilleurs hospices.

J'ai cherché au loin l'aventure promise,

Au détour d'un chemin rocailleux,

Pleurant sous les branches d'un saule.

J'ai aimé la solitude de ce monde étroit,

Vagabond incertain,

Marchant d'un pas, l'esprit alerte.

J'ai cherché l'inspiration,

Au détour d'une phrase,

Recopiant sans cesse mes meilleurs moments.

J'ai voulu rompre cette monotonie,

Dieu quelle était lourde ?

M'envahissant de sombres mélancolies.

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Etre nature

17 Mai 2015, 14:37pm

Publié par vincent auteur

La nature en moi est étrangère,

Par devant les cieux, je me ressasse,

De mes idées claires comme l'eau du ruisseau,

De mes aventures puisées à la source.

La nature en moi est éphémère,

Par devant les cieux, je me repose,

De ces préceptes trop insistant,

De ces nuées d'intransigeants.

La nature en moi est ainsi,

Sombre, ou délicate,

Somptueuse ou amoureuse,

Je me laisse aller à l'ombre de mes mots.

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Un écrivailleur

7 Mai 2015, 12:35pm

Publié par vincent auteur

Un écrivailleur

Je joue avec les mots,

Jonglant,

Avec les syllabes, les suffixes,

Ou les préfixes,

Badigeonnant

les pages de mes écris,

Je suis un écrivailleur,

De mots,

Un traducteur

De sentiments,

Je suis un écrivailleur,

Qui signe d'un geste

Les aléas de la vie,

Y semant mes mots,

Y troublant les maux,

Je suis un auteur, un poète,

Un amuseur de mots.

Devant ma page blanche,

Je vous côtoie, vous subis,

Ou vous envie.

Je suis un joueur de mots,

Un lutteur de syntaxes,

Partageur d'homonymes,

Je suis un auteur,

écrivailleur, Parapheur,

Je me joue de vous avec mes mots,

Je me joue de votre passé,

Composé ou imparfait,

Je suis un compositeur

De l'instant présent,

Les partitions m'accompagnent,

Sur le fil du temps,

Je suis un écrivailleur,

Tout simplement.

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Ceux de 14

2 Mai 2015, 10:52am

Publié par vincent auteur

Ceux de 14 avaient l'âme pure, le sourire et l'espoir que ça ne dure.

Une promenade, qu'ils disaient, juste une balade. Pour de détendre et rire de nos frasques.

Ceux de 14, aimaient leur terre, leurs proches.

Un sourire qu'ils donnaient à ceux qui les regardaient. Une main tendue, des signes de reconnaissance. On les applaudissait ; Ceux de 14 resplendissait avec leur casquette rouge et leur pantalon rouge.

Ceux de 14, fiers de leur pays, des deux cotés de la barrière respectons les. Des mauvais, des bons, des purs ou des brutes.

Ils avaient foi en eux, ils ne resteraient pas longtemps en activité. Une simple promenade et puis s'en va.

Mais voilà, si on leur avait dit à Ceux de 14.

La solitude te pèse, toi Augustin, envoyé au front sans savoir pourquoi. Tu étais bien, Augustin, parmi tes chèvres et tes lapins. Tu ne méritais rien d'autres que du bonheur et non à t'enfouir dans une galerie pour échapper à cet ennemi invisible.

Toi aussi, Firmin, petit instituteur de provence. Tu as laissé ton aimée, seule, enceinte de ton premier. Les larmes coulent quand tu soulève le corps de ton caporal, percé d'une balle en plein front. Cette odeur de sang indescriptible.

Et toi Arthur, tu ne vivras pas plus de 48 heures, soulevé par d'atroces souffrances, tu vomissais rouge sang, les rats te courant sous le nez. Tu ne verras plus ta mère, soucieuse de ton départ ni ton père, fier de son fils unique.

Ceux de 14 ont vu un paysage décharné, Augustin, tu ne reconnaîtras plus tes verdoyants pâturages, des trous béants ont détruits tes idéaux. Ton corps est devenu un étranger, ton visage déformé par d'atroces souffrances. Tu seras banni de ton village, toi l'homme simple d'esprit que l'on disait.

Ceux de 14, ont vécu, mal vécu et survécu pour quelques uns de cette barbarie humaine.

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Ame qui vive !

1 Mai 2015, 09:35am

Publié par vincent auteur

Plus rien, sinon l'inconnu,

Celui qui vous plonge en,

Des endroits et des envers,

En des lassitudes extrêmes.

Plus rien sinon, le devoir,

De voir et d'attendre,

Au plus profond de ce silence,

En des moments surprenants.

Plus rien, sinon le désir,

De découvrir cette nudité,

De l'âme envers et contre soi,

En des instants magiques.

Plus rien sinon le regard,

Que l'on cherche,

Et que l'on imagine,

Suprême, subtil ou divin,

Plus rien, sinon Soi,

Etre et avoir,

Se maintenir sous la surface,

Se pencher vers son...

Vers quoi peut-on se tourner,

Quand l'inconnu nous fait face ?

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A spéranza

1 Mai 2015, 08:07am

Publié par vincent auteur

Amère et mer,

Douce et profonde, légère et ondulée,

elle navigue au fil des flots,

Les sternes nous survolent,

Leurs ailes froissant le ciel encombré de nuages sombres,

Je pense à un parfum,

Celui de mon rêve,

Mais quel est il ?

Celui de retrouver « La Virginie » ?

En route vers le Chili,

Où rester enseveli ,

Evanoui, pleurant l'abondance,

J' y ai construit un espoir,

Une vie brisée sur les récifs,

Et cette solitude pesante,

Allongé sur le sable,

Observant les nuages flottant dans le ciel,

Je sent mon être bouger,

Flotter sur ces marées,

Cette larme de terre,

Pleurant sur l'océan,

Nous y sommes à présent,

Vendredi et moi.

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