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Vincent Zochowski auteur

Ouzbek me voilà ! partie 8

5 Février 2017, 21:58pm

Publié par vincent auteur

 

 

Ouzbek me voilà, Ouzbek je suis à toi.

Loin de Paris, je me fais une joie d'explorer tous les méandres de ce peuple oublié par notre société en constante évolution. Je me sentais revivre ici, dénué de toute obligation, j'avais à coeur de réaliser mon travail parmi les habitants souriants de ce merveilleux pays, j'aurais même le droit de qualifier ces êtres de belle âmes.

Le "renard bleu" me passionnait et mon regard se posait sur mes tendres amis qui échangeaient leurs propos agréablement, le sourire de façade se conjuguait au pluriel dans cette vie faite d'incertitudes et quelquefois de désespoir. Mais ce qui était curieux contrairement à nous "pauvres " occidentaux malhabiles c'était leur qualité d'écoute. Ils n'avaient rien mais ils donnaient avec un plaisir non dissimulé.

 

Nous avions tous les trois dormi chez une famille typiquement Ouzbek, Tohirbek et son épouse Shalo se firent un honneur de nous recevoir dans leur humble demeure. Une simple bâtisse de bois mais qui respirait la joie de vivre. Ils nous présentèrent leurs enfants, une fille prénommée Raya d'environ cinq ans et le petit dernier, un petit blondinet de tout juste un mois, Uktam.

Un rayon de soleil illuminait leur visage, heureux de rencontrer de nouveaux arrivants, impatients qu'ils étaient de pouvoir écouter nos aventures. Tohirbek, un fringant paysan des plaines ouzbeks, nous servit une rasade de leur boisson local, un puissant alcool de 45° ; par ces temps froids et rudes.

Islom et Piotr conversèrent joyeusement avec ce couple, qui semblait-il n'avait guère l'habitude de rencontrer de tels voyageurs. Moi curieux comme tout, je m'amusais à les regarder, leurs yeux brillants de bonté et de bonheur. Finalement j'étais bien ici, un pays, des amis, une aventure qui me guidait jusqu'ici.

Je découvrais cette chance de pouvoir dormir dans une habitation traditionnelle Ouzbek, une yourte faite de toile et de bois d'une surface d'environ 40 mètres carrées. D'une famille de nomade ancestraux, Tohirbek avait choisi finalement une vie sédentaire mais en gardant l'habitat de ces ancêtres.

Le calme régnait dans cette demeure à la nuit tombée. La nature semblait s'être plongée dans un sommeil profond également.

Mes rêves s'éparpillèrent tels un arc en ciel de couleurs festives.

Une pensée pour mes proches restés à Paris, ma petite Viviane devait avoir bien grandi depuis mon départ, et ma femme que fait-elle de ses journées, pense t-elle à aller voir ma pauvre mère souffrante.

Mon départ avait été précipité, mes valises faites à la hâte. Ma femme n'aimait pas trop que je m'aventure dans ces pays où l'on ne connaissait pas grand chose. Je prenais le risque il est vrai, mais ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse. Et je voulais donc rester jeune et cette soif de découverte et d'apprendre ne me quittait pas. Où me conduirait ma prochaine destination, vers les rives de l'Oural, aux abords des frontières du Kirguizstan ou une épopée sibérienne m'attendrait.

J' étais fasciné par ce continent surdimensionné, ces populations rayonnantes et fraternelles.

J'aimais ce mystère que dégageait chaque sourire, chaque poignée de main.

Ils me faisaient et même sourire par moments, ces deux personnes devenues compères voire amis.

 

Je me voyais y rester, ma famille me rejoindrait dans cet havre de paix entourés de mes fidèles amis et ses doux habitants.

Mais en attendant il me fallait continuer mes pérégrinations, mes aventures naturelles et retrouver cet animal qui n'avait de cesse d'occuper mon esprit d'éternel adolescent.

 

 

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